Le ski nautique de vitesse
a acquis ses lettres de noblesse avec deux compétitions de prestige. La
première, existant depuis 50 ans, la Classique Catalina disputée à
Long Beach, Californie, où a particulièrement brillé Chuck Stearns,
un Américain qui en était à sa 34ème participation. Il a gagné à onze reprises,
une première fois en 1955 et la dernière en 1982. Ce dernier a également
excellé en ski nautique classique, en participant à six championnats mondiaux
au sein de l'équipe américaine. Le record du parcours de
En 1998, lors du cinquantième anniversaire de cette prestigieuse classique, une québécoise, Maryse Leclerc a gagné l'épreuve dans la catégorie des femmes séniors. Il s'agissait d'une première victoire pour une canadienne, elle a supplanté une américaine membre de l'Équipe américaine au cours des 8 dernières années. Maryse avait également participé au Mondial de 91 en Australie.
La deuxième, la Bridge to Bridge en Australie, qui regroupe au-delà
de 800 participants, est une épreuve existant depuis 44 ans. Elle est de
Les championnats
mondiaux existent depuis maintenant 22 ans. Le Canada a délégué pour la
première fois une équipe composée exclusivement de Québécois aux derniers
championnats mondiaux en Italie en 1990. Elle était composée des frères Alain
et Bruno Ducharme, Denys Martin
et Richard Sirois. Le Canada a pris le 6ème rang, Bruno
Ducharme a particulièrement brillé avec un 8ème rang. La semaine
suivante, il a récolté une médaille de bronze à la 13ème Classique Giro Del La Rio, au Lac de Côme en Italie, contre
les meilleurs au monde. Il a maintenu une vitesse moyenne de
Denys Martin et Mario Regimballe ont participé à deux reprises en
Australie. Le Québec fait office de pionnier de la discipline marathon et
vitesse. C'est la seule province structurée avec son propre circuit implanté
depuis huit ans.
Maurice Bouffard et Louis Simard détiennent deux records en duo; en
1966, ils ont parcouru la distance Montréal-Québec aller-retour,
Bruno Ducharme
détient le record solo du Super Marathon Québec / Trois-Rivières / Montréal aller-retour,
La traversée du
St-Laurent, Baie-Comeau / Matane / Baie-Comeau,
La traversée du lac
St-Jean à Péribonka,
Le
Les Québécois et
Québécoises aux compétitions internationales : Patrick Bolduc 95/97,
Raynald Boutin, Gerry Desrosiers , Alain Ducharme 89/91, Bruno Ducharme 89,
Sébastien Gadbois 93, Yvon Gadbois 93, Maryse Leclerc 91, Denys Martin 91,
Jean-Luc Montminy, Lysanne Pelletier 95, Marie-Josée Pelletier, Richard
Pelletier 95, Mario Regimballe, Richer Robinson, Louis Simard *, Richard Sirois
89 . Les noms avec des années représentent une participation aux
Championnats mondiaux. *Juge aux mondiaux de 91 à 97 et juge en chef au mondial
de 99 en Espagne.
Le ski nautique de
vitesse demande un travail d'équipe où le pilote et la vigie ont des fonctions
importantes pour la sécurité du skieur. Lorsqu'il existe une bonne complicité
au sein de l'équipage, les courses deviennent des plus agréables.
La tâche du pilote est
de mener l'équipage à travers l'épreuve, en conservant les meilleurs trajets
dans les lignes droites, les virages et en dépassant les bateaux plus lents en
gardant à l'esprit qu'il doit assurer la sécurité de son équipage et maintenir
une vitesse accessible à son skieur.
La vigie assure le lien
entre le pilote et le skieur. C'est elle qui indique au pilote d'aller plus
vite ou moins vite, à la demande du skieur. Elle observera le parcours pour anticiper
tout défi que le skieur peut relever et initier une plus grande vitesse.
Les signaux dans les
épreuves de vitesse peuvent varier d'un équipage à l'autre, allant de signaux
avec la main ou la tête. Ils se doivent d'être simples et bien compris avant de
démarrer.
L'objectif du skieur est
de maintenir la plus grande vitesse, sans chuter, pour gagner l'épreuve. Le
plus grand défi pour le skieur est d'apprendre à se concentrer pour la durée de
l'épreuve. Quand il aura maîtrisé cette valeur fondamentale, la balance est une
affaire de technique, de dextérité, de détermination, d'équipage et d'un peu de
chance.
La meilleure façon de
débuter est de vous informer auprès de la Fédération québécoise de ski nautique
et de sa commission des marathons qui coordonne les activités du circuit depuis
plus de quinze ans.
Vous pouvez obtenir
auprès de cet organisme un livre de règlements régissant les différentes
épreuves d'endurance et de vitesse sur skis nautiques. Les épreuves peuvent
être disputées sur un circuit fermé, ou sur un parcours unidirectionnel. La
commission des marathons de la Fédération a élaboré des règlements spécifiques
à ce genre d'épreuve. Ces règlements sont en vigueur dans toutes les épreuves
de marathon sanctionnées par la Fédération québécoise de ski nautique.
Les catégories des épreuves sont en fonction des groupes d'âge, similaires au classique et au pieds-nus. Exceptionnellement, on peut prendre en considération la longueur de bateau.
Cet équipement consiste en
une bonne veste de sécurité et une combinaison qui protégeront les skieurs lors
d'une mauvaise chute, une paire de lunettes (ski alpin), un casque protecteur
et des gants.
La corde d'une longueur minimale de
Règle générale, la corde est à deux poignées et préférablement avec courroies pour empêcher que la corde ne pénètre dans les hanches lorsque le skieur maintient les poignées à l'arrière du dos.
Cette position classique
est adoptée par la plupart des skieurs. Les deux cordes passant de chaque côté
du corps et retenues par une main à la base du dos, l'autre main tenant à
l'avant de la corde ou une petite poignée à une longueur de bras pour garder
son équilibre et absorber le mou de la corde.
La plupart sont en bois.
Étant plus pesants, ils sont plus stables à grande vitesse et en eaux troubles.
Ils sont généralement plus longs que le ski de slalom régulier. Les fixations
doivent permettre au skieur de faire corps avec son ski. Certains athlètes de
haut niveau utilisent des bandes adhésives pour se protéger les chevilles.
Vous êtes maintenant
prêt pour le départ. Le bateau s'avance à la ligne, le skieur sur le
franc-bord, le drapeau bleu s'élève à 5 minutes. Il est suivi d'un drapeau
jaune à 3 minutes et à 30 secondes, le drapeau vert est hissé. C'est à ce
moment que le skieur se laisse glisser dans l'eau et que le pilote a 30 secondes
pour tendre la corde. Quand le drapeau est abaissé, c'est le signal d'une autre
épreuve d'endurance et de vitesse où la dextérité, la stratégie, le travail
d'équipe et la concentration sont le gage du succès et d'une compétition saine
et SÉCURITAIRE.
Le pilote regarde
toujours en avant.
La vigie est toujours à
l'intérieur du bateau, assise, et oberve en tout temps le skieur.
Le port de la veste de
sécurité est obligatoire pour tous les skieurs. Dans la classe ouverte, il
l'est également pour les pilotes et vigies.
Dans les circuits
fermés, il n'y a aucun dépassement par la gauche.
Lors d'une chute, le
drapeau orange est hissé ; le pilote ou la vigie qui suit lève le bras pour le
signaler aux autres équipages.
On ne doit jamais suivre
à moins de